Communiquer pour diminuer les violences au sein des foyers

Alice Bonjean I RD Congo: communiquer pour diminuer les violences au sein des foyers
 

« Dans le cadre de la riposte Covid-19, la communication pour le développement (C4D) a une place essentielle pour tout simplement partager les informations sur les gestes barrières à adopter. Mais la communication est aussi utilisée de manière transversale dans tous les projets », explique Alice, Experte Junior en Communication pour Enabel en RD Congo. 
« J’appuie notamment les équipes du Programme de Lutte contre les Violences Sexuelles en ce qui concerne l’élaboration des messages à ce sujet et la mise en place d’une ambiance de bonne-entente et de dialogue au sein des foyers pour éloigner la violence »,
continue-t-elle.

En période de quarantaine et de tension sociale, une hausse générale des violences domestiques et sexuelles est observée partout dans le monde. C’est pourquoi, une attention particulière est portée aux différents canaux de diffusion présent dans les foyers : spots sur les radios communautaires, message de sensibilisation au mégaphone, visuels sur les médias sociaux, etc.

« A travers les spots radios, dans la continuité des actions du programme, nous voulons diffuser des messages de prévention et d’information aux victimes mais aussi des messages aux témoins. Les violences sexuelles se produisent le plus souvent dans un cadre familial ou par des proches. Il est donc impératif de responsabiliser les témoins et de leur donner des pistes d’actions ou de dénonciation », ajoute Alice. 

L’objectif est également de créer une cohésion entre les différents foyers via la radio en proposant des activités, des jeux, des moments de discussion et de l’interaction entre les animateurs d’émission et les auditeurs, créant ainsi de l’occupation au sein du foyer et donc une ambiance propice à la bonne-entente.

« Au sein d’un foyer, les préoccupations sont déjà tellement nombreuses en terme de survie alimentaire, de travail, etc. que la crise a augmenté les tensions. Il est important de remettre l’humain au centre de nos préoccupations générales », termine-t-elle.